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Les ordonnances Macron à l’œuvre

8 octobre 2018 Brève Entreprises

La semaine dernière a eu lieu le procès engagé par plus de 800 anciens salariés de Goodyear Amiens pour contester le « motif économique » de leur licenciement en 2014. Déjà il y a quatre ans, et déjà à Amiens, la Cour d’appel avait confirmé l’absence de « motif économique » valable dans le licenciement des salariés de Continental Clairoix.

Car Continental, tout comme Goodyear, est un groupe plus que largement bénéficiaire au niveau mondial. Mais pour augmenter encore leurs bénéfices, les deux groupes se sont arrangés pour dégrader artificiellement la situation économique de leur filiale française et la fermer, jetant à la rue des centaines de travailleurs.

Finalement, les « Conti » ont eu gain de cause en justice. Mais, comme résultat, ils n’ont perçu qu’un complément d’indemnisation pour un emploi perdu… et qu’ils n’ont pas retrouvé.

Le résultat sera peut-être le même pour les « Goodyear ».

Mais même cela restait trop pour Macron et le patronat ! Désormais, un tel procès ne pourrait plus avoir lieu : depuis les ordonnances Macron de l’an dernier, seule est prise en compte la situation financière de la filiale française. Un jeu d’écritures dans les livres de comptes, et le tour est joué ; c’est l’immunité assurée pour les licencieurs.

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