Dans un communiqué le procureur de Paris, Rémy Heitz, vient d’annoncer que le politologue Olivier Duhamel – ex-grand manitou de Sciences Po Paris – ne serait pas poursuivi pour les viols répétés qu’il a infligés au début des années 1980 à son beau-fils alors mineur. Le procureur estime en effet qu’il y a prescription, le délai fixé par la loi pour porter plainte ayant été dépassé.
Mais pour que ce délai de prescription puisse s’appliquer il a fallu, pendant des décennies, la complicité de magistrats, de journalistes, de politiciens, voire de professeurs d’université, qui faisaient partie du cercle très huppé où évoluait Duhamel et étaient parfaitement au courant. Mais ils ont observé l’omerta. Par peur ? Non. Simplement pour protéger la carrière de leur copain. Et les gens-là n’hésitaient pas, dans le même temps, à réclamer dans leurs jugements, leurs articles, leurs discours ou leurs cours magistraux, le strict respect de la loi et de la morale.
Une sacrée bande de faux culs.

