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Accueil > Éditos de bulletins > 2023 > février > 27

Le 7, le 8, le 9 et tant qu’il faudra : grève générale pour nos retraites !

La réforme des retraites arrive au Sénat ce mardi. Un sénat qui avait l’habitude, depuis quelques années, de voter chaque automne le principe du recul de deux ans de l’âge de la retraite, mais sans que cela se concrétise jusqu’ici. Autant dire qu’il n’y a rien à en attendre, pas plus que des séances théâtralisées à l’Assemblée nationale. Le mardi qui compte, c’est celui de la semaine prochaine, le 7 mars. Car pour faire reculer ce gouvernement, c’est sur notre mobilisation, celle du monde du travail et de la jeunesse, qu’il faut compter.

Les unes après les autres, les grandes entreprises annoncent leurs profits historiques de 2022 : 2,2 milliards à la SNCF, 17 milliards chez Stellantis et même 36 milliards pour TotalEnergies. Mais il n’y a pas d’argent magique : ces profits record sont le pendant de nos fins de mois difficiles. Ils viennent des prix qui s’envolent pendant que nos salaires restent au sol.

Travailler moins pour vivre plus

Ces richesses, produites par notre travail, pourraient servir à bien des choses utiles, plutôt que s’accumuler dans les caisses des actionnaires. À commencer par augmenter les salaires, comme l’exigent de nombreux travailleurs, à l’image de ceux de Safran Electrical & Power, à Mérignac, en grève depuis trois semaines pour 200 euros d’augmentation. Mais aussi à réduire le temps de travail, pour ne pas y laisser notre santé pendant que quatre millions de personnes restent au chômage. Et également à nous assurer une retraite digne de ce nom, en partant à 60 ans ou après 37,5 années de cotisation.

À l’heure où les grandes fortunes explosent, la retraite à 64 ans est une véritable provocation. Mais ce sont aussi tous les reculs passés qui posent problème, en particulier ces 43 années de cotisation imposées par le gouvernement Hollande, dont Macron avance le calendrier. Une telle durée revient de fait à repousser l’âge de la retraite, ou à amputer les pensions pour ceux qui n’arrivent pas au bout.

« À l’hôpital, vous voulez une infirmière de 64 ans ? »

Après cinq journées massives de mobilisation depuis janvier, la grève du 7 mars s’annonce très suivie. L’opposition à cette réforme est générale dans la population. Macron l’a encore constaté lors de sa déambulation au salon de l’agriculture, interpelé à de multiples reprises par des salariés en colère, dont une infirmière.

Nous pouvons faire reculer Macron

L’intersyndicale appelle à « mettre la France à l’arrêt » le 7 mars. Cela veut dire la grève partout, la plus massive possible, et aussi montrer notre force en manifestant par millions dans les rues. Cela nous convaincra qu’il est possible de continuer le lendemain, comme dans les secteurs où les travailleuses et travailleurs se préparent à une « vraie grève », qui dure. C’est maintenant cela qu’il faut construire, en nous organisant à la base, en faisant des piquets de grève et des assemblées sur les lieux de travail, comme à l’échelle interprofessionnelle.

Beaucoup discutent d’un « blocage du pays », c’est notre grève à toutes et tous qui peut l’imposer. Pas seulement dans les secteurs les plus visibles, ceux qui perturbent les usagers, mais partout : une vraie grève générale, qui attaque les patrons au portefeuille par tous les côtés. Combien ceux-ci sont-ils prêts à perdre de journées de travail, qui leur rapportent bien plus qu’à nous ?

Alors le 7 mars, il faut en être, mais aussi le lendemain, pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, une lutte qui nous concerne toutes… et tous ! Les femmes sont les premières victimes du recul de l’âge de la retraite, elles qui ont déjà les pensions les plus basses. Alors oui, ces luttes sont liées. Et le 9 mars, les organisations de jeunesse appellent à leur tour à la mobilisation. Plusieurs fédérations syndicales appellent déjà à reconduire la grève.

Alors pour le retrait de la réforme Macron et le retour à la retraite à 60 ans, et pour l’augmentation générale des salaires, préparons-nous à faire plier Macron et le patronat par la grève… jusqu’au retrait !

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