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La Californie, ravagée par les incendies. Principal coupable, la compagnie d’électricité PG&E (Pacific Gaz and Electric)

19 novembre 2018 Brève Monde

74 morts, plus de 1 000 disparus, la ville de Paradise (au nord de l’État) presque rayée de la carte avec 9844 maisons détruites, des dizaines de milliers de sans-abri installés dans des tentes, sur un parking de Walmart, dans des écoles et des églises de la ville voisine de Chico, des centaines d’hectares de forêt anéantis : c’est le bilan provisoire de l’incendie le plus meurtrier que la Californie ait connu. Le réchauffement climatique est probablement en cause, bien sûr. Mais pas seulement. En accusation : la compagnie privée PG&E qui a le monopole de la distribution d’électricité dans le nord de l’Etat. Pour ne pas rogner sur ses plantureux profits (plus de 17 milliards de dollars de revenus en 2017 !) la firme néglige le débroussaillement et l’entretien de ses lignes. C’est une ligne à haute tension qui aurait mis le feu aux broussailles, la grande sécheresse favorisant la propagation de l’incendie. Déjà en 2017, les autorités californiennes avaient attribué à cette société la responsabilité de 17 des 21 incendies les plus importants de l’automne dernier. La compagnie rejette cyniquement la faute sur la sécheresse. Grâce à un Parlement à sa botte, elle va bénéficier d’une loi faisant supporter le coût de ses procès aux consommateurs et aux clients. Quant à l’Etat américain, le plus puissant du monde, les sinistrés l’accusent d’être aux abonnés absents. Les gens modestes ayant tout perdu dans l’incendie peuvent seulement compter sur la solidarité des habitants de la région. Au pays du capitalisme triomphant, les riches délinquants sont bien protégés, pas leurs modestes victimes.

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