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Accueil > Éditos L’Étincelle > 2021 > septembre > 6

L’offensive patronale et gouvernementale ne doit pas passer !

Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a sifflé la fin de partie du « quoi qu’il en coûte ». « Nous sommes passés au sur-mesure » a-t-il ajouté. Comprenez : tout pour les gros, ceinture pour les petits. L’indemnisation du chômage partiel est donc réduite depuis le 1er septembre, augmentant d’autant les pertes de salaire pour les travailleurs qui y sont toujours soumis (ils étaient encore 610 000 en juillet). Pour le patronat, c’est une autre affaire, avec un nouveau plan de soutien de 30 milliards, lancé en septembre pour l’aider à retrouver sa place dans l’arène capitaliste mondiale.

Le règne des hypocrites

Mais si l’État réduit les cordons de la bourse pour les salariés et les chômeurs, l’épidémie est toujours là. Qu’importe : aux seuls travailleurs d’en subir les conséquences. Et à eux d’être montrés comme des coupables avec les sanctions liées au passe sanitaire, qui peuvent aller jusqu’au licenciement.

C’est bien une vaccination généralisée qui pourrait freiner cette pandémie, qui a déjà tué plus de 4,5 millions de personnes dans le monde. Les premiers « antivax » sont Macron et ses semblables, ces gouvernants des pays riches et patrons des groupes pharmaceutiques qui organisent la pénurie à l’échelle mondiale. Pas question pour eux de lever les brevets et de développer une production répondant aux besoins de l’humanité. Les vaccins ne seraient que pour les pays qui peuvent payer, alors qu’une telle épidémie ne peut se résoudre qu’à l’échelle mondiale.

Non au passe « licenciements » !

Et voilà que Macron et ses ministres veulent licencier ou mettre à pied les quelques soignants qui ne sont pas encore vaccinés, devenus réfractaires à toute injonction venant de ce gouvernement, après un an sur les rotules à gérer tant bien que mal cette épidémie sans moyens suffisants. Partout les hôpitaux manquent toujours de personnel, de lits, de matériel, mais les hospitaliers sont aujourd’hui montrés du doigt pour faire oublier les carences et les mensonges venus d’en haut. Dans les secteurs concernés, à l’hôpital, le commerce, la culture ou les transports, le passe sanitaire de Macron est en réalité un nouveau permis de licencier offert aux directions et aux patrons : pas question d’accepter la moindre sanction !

Une campagne de vaccination ne se mène pas à coups de contrôles policiers et de droits de licencier. Surtout quand on impose un sésame dans les bars, musées ou piscines, mais qu’il faut s’entasser chaque jour dans les transports pour se rendre au travail, et que, dans les écoles, les classes sont surchargées, avec de nouvelles suppressions de postes alors qu’il faudrait des moyens supplémentaires pour les dédoubler.

Quant au déremboursement des tests, comment prétendre qu’il s’agisse d’une mesure sanitaire ? Même vacciné, chacun peut porter le virus et les tests restent nécessaires.

À bas le passe monétaire

Mais c’est toujours à nous de payer. Fin août, l’Insee notait que les prix à la consommation avaient augmenté de 2 % en un an. Pas nos salaires. Et au 1er septembre, le prix du gaz fait un bond de 9 %.

Mais en cette rentrée, la préoccupation première du patronat est d’éviter d’augmenter les salaires. Il gémit sur un prétendu manque de main-d’œuvre qui pourrait l’y obliger. Sans surprise, les secteurs où il dit avoir peine à embaucher sont les plus mal payés, avec les conditions de travail les plus déplorables. Le problème n’est pas le manque de main-d’œuvre, mais le manque de salaire !

Et le Medef réclame l’application de la réforme de l’assurance chômage, dont l’objectif est clair : en rabotant les allocations, contraindre les plus précaires à accepter les bas salaires. Une politique qui pénalise tous les travailleurs.

Passe sanitaire ou passe monétaire, les travailleurs ont donc bien des raisons de s’opposer aux attaques du gouvernement et du patronat, à ses velléités autoritaires tout comme à sa logique du profit.

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