Alors que la presse est largement bâillonnée par le président Abdel Fattah al-Sissi, un journaliste a cependant trouvé de quoi s’occuper. Diaa Rashwan était jusqu’à présent à la fois le président du syndicat des journalistes, dont un certain nombre de membres sont en prison, mais aussi le directeur de service de l’information de la présidence. Et il vient d’être bombardé par le dictateur égyptien « coordinateur général du dialogue national », un machin supposé ramener sous la houlette présidentielle certains membres de l’opposition. Il a du pain sur la planche alors que, selon les ONG locales, le pays compte 60 000 prisonniers politiques. Une soixantaine (0,1 %) ont été libérés à l’occasion de ce qui est surtout un « dialogue national » d’Abdel Fattah al-Sissi avec al-Sissi Abdel Fattah, ou avec Rashwan, ce qui revient au même.
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