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Accueil > Éditos de bulletins > 2002 > mars > 4

Chipin-Josrac, zéro à zéro. Votons leur un carton rouge

Chirac promet : s’il est président, il baissera les impôts, s’attaquera au chômage, sauvera les retraites ! En sept ans de présidence qu’a-t-il attendu ? Mais il faut dire que le terrain de la démagogie est libre, puisqu’en face Jospin a annoncé solennellement que son programme n’aurait rien de socialiste. Le contraire nous aurait étonné.

Au point qu’un récent sondage souligne qu’entre Chirac et Jospin plus personne ne voit la différence. Depuis qu’il est au gouvernement, Jospin a privatisé davantage d’entreprises publiques que Balladur et Juppé réunis, et c’est la privatisation d’EDF-GDF qu’il nous prépare pour ouvrir la législature suivante. Les prétendues 35 heures n’ont été qu’un biais pour imposer aux travailleurs la flexibilité et l’annualisation des horaires. Les vagues de licenciements ont repris de plus belle avec l’aval du gouvernement.

Et si Chirac, comme Jospin nous parlent des retraites, c’est parce qu’ils se préparent à les réduire et les remplacer partiellement par des fonds de pension à l’américaine, pour ceux qui en auront les moyens… et qui courront le risque de se voir plumer.

Pour sanctionner la politique des Chirac, Jospin et leurs semblables, il faut que les travailleurs se fassent entendre en votant pour eux-mêmes, pour leurs propres revendications, celles que défend Arlette Laguiller. Et si nous sommes très nombreux à le faire cela comptera pour préparer la riposte du monde du travail.

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