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Catalogne : non à la répression !

9 octobre 2017 Brève

Coups de matraques, balles en caoutchouc, charges policières faisant plus de 800 blessés, voilà la réponse du gouvernement du Premier ministre Mariano Rajoy à la partie de la population catalane qui désirait se prononcer en faveur de l’indépendance, lors du référendum du 1er octobre.

Pas étonnant que, face à cette répression, une bonne partie de la population ait brandi d’autant plus rageusement le drapeau catalan. Et que quelque 40 % des Catalans soient allés voter pour l’indépendance, bravant l’interdiction. Et ce ne sont pas les manifestations anti-indépendantistes de ce week-end, prétendues apolitiques mais en fait en soutien au gouvernement de Madrid, qui les en dissuaderont.

Mais les coups de matraque de Rajoy ne font pas du chef du gouvernement de Catalogne, Carles Puigdemont, autre chose que le petit Macron qu’il est contre les travailleurs et les jeunes de Catalogne. Dans cette région parmi les plus riches d’Espagne, ceux des riches qui soutiennent le gouvernement régional disent ne plus vouloir payer pour les pauvres des autres régions… Mais les mêmes, surtout, ne veulent pas payer pour les pauvres de Catalogne, avec ses 13 % de chômeurs, ses coupes dans les budgets sociaux, un grave problème de logement…

Si les classes populaires de Catalogne veulent défendre leurs intérêts, elles devront mettre en avant leurs propres revendications, pas seulement leur droit de vote dans un référendum voulu (ou rejeté) d’en haut, mais leur droit de vivre d’un travail et d’un salaire décent. Elles ont bien le droit de revendiquer l’indépendance de la Catalogne mais, à leurs problèmes, l’indépendance ne répondra pas. Elles auraient plutôt intérêt à chercher un appui auprès des travailleurs et des jeunes de toutes les régions d’Espagne, qui ont les mêmes problèmes : baisse des salaires, hausse du chômage. D’autant que les matraques brandies il y a huit jours dans les rues de Barcelone sont les mêmes que le gouvernement Rajoy est prêt à utiliser contre les manifestants et ouvriers grévistes de toute l’Espagne.

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