Aller au contenu de la page

Attention : Votre navigateur web est trop ancien pour afficher correctement ce site internet.

Nous vous recommandons une mise à niveau ou d'utiliser un autre navigateur.

Archives > Éditos L’Étincelle > 2016 > septembre > 5

Avec les migrants de Calais !

Vendredi dernier, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, s’est rendu à Calais pour annoncer le démantèlement à venir de la « jungle ». Et ce lundi, une opération escargot est organisée, par des commerçants, des transporteurs routiers pour réclamer un démantèlement rapide du camp.

Les migrants seraient près de 10 000 à tenter de survivre dans ce camp, dans des conditions insalubres, venant d’Afghanistan, du Soudan ou d’autres pays, avec l’espoir de traverser la Manche. Mais si les conditions de vie dans le camp s’aggravent de jour en jour, c’est d’abord du fait du harcèlement que ses habitants subissent de la police. La moitié du camp a été démantelée en mars dernier par des bulldozers. La préfecture voulait s’en prendre à quelques échoppes cet été, épiceries ou gargotes de fortune sur le camp. Un tribunal s’y est opposé. Le camp de Calais s’est rempli ces derniers mois ? Pas de quoi étonner après la multiplication d’opérations policières à Paris contre des campements ces derniers mois ! Et si la police délogeait les migrants de Calais, cela n’aurait pour seul résultat que de constituer un autre camp ailleurs, plus précaire encore.

Ce monde tourne vraiment à l’envers. Nos dirigeants multiplient les guerres, soutiennent des dictateurs à travers le monde et provoquent la misère aux quatre coins de la planète. Mais ceux qui tentent de fuir ces situations se retrouvent accusés et pourchassés. La politique de l’Europe des barbelés, de fermeture de frontières et répression policière, fait des milliers de morts chaque année. Les criminels, ce sont nos gouvernants.

Lorsque des politiciens répètent que l’accueil des migrants et réfugiés coûterait cher, c’est un tissu de mensonges. 10 000 migrants à Calais, c’est une quantité infime par rapport à la population de la France ou de la Grande-Bretagne.

C’est plutôt le maintien des frontières qui coûte cher. Non seulement en barrières, dispositifs de surveillance, gardiens, etc. Mais surtout, elle nous coûte cher en favorisant la division entre travailleurs de nationalité ou d’origine différentes. Les capitalistes voudraient monter les exploités les uns contre les autres. Nous aurions tout à perdre. Vive la solidarité entre travailleurs et classes populaires de tous les pays !

Mots-clés : | |

Imprimer Imprimer cet article Réagir Réagir à cet article