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Accueil > Éditos L’Étincelle > 2021 > mars > 22

Au moins six vaccins et zéro solution ? Téléchargeons l’application #StopCapitalisme

Et un, et deux, et trois confinements ! Même les supporteurs du gouvernement ne savent plus vraiment comment justifier les mesures prises dans le cadre de l’épidémie. Après le « stop and go », le « pas de confinement » et les promesses avortées d’un plan massif de vaccinations, le Premier ministre vient d’annoncer une nouvelle vague de mesures dont personne ne comprend vraiment la logique. L’épisode grotesque sur l’attestation obligatoire de deux pages − puis, finalement, pas nécessaire − est une parfaite illustration. Vite une aspirine ! Macron a beau s’essayer à la poésie et déclarer que « le maitre du temps, c’est le virus », on voit clairement que ses choix politiques ne sont pas seulement guidés par celui-ci. Ce qui apparaît comme une belle cacophonie est en fait structuré par une volonté, celle de maintenir les profits des grandes entreprises coûte que coûte.

Un an après le premier confinement, l’heure des bilans

Les 250 morts quotidiens d’aujourd’hui, plus d’un an après l’apparition du virus, sont le résultat d’une politique. Même la Cour des comptes, pourtant grande prêtresse des « économies » dans les services publics, dénonce le nombre insuffisant de lits « de soins critiques ». En fait de grandes mesures pour l’hôpital, le gouvernement a continué sa politique d’austérité en pressurant au maximum les travailleuses et travailleurs de la santé. Véran peut dire qu’« on ne forme pas un infirmier en un an », il oublie d’expliquer pourquoi les démissions, arrêts maladie et dépressions augmentent chez les soignants. La même langue de bois est à l’œuvre quand il s’agit de discuter de la catastrophe sociale en cours.

La France est le pays d’Europe à avoir donné le plus d’argent aux entreprises (155,36 milliards), surtout les grandes (celles qui annoncent des milliers de licenciements), alors que la précarité et la pauvreté explosent. Les queues augmentent devant les soupes populaires, des milliers d’étudiants ne mangent pas à leur faim, et les filles et fils d’ouvriers qui ne sont pas inscrits à la fac mais survivaient à coup de petits « jobs » n’ont plus aucun revenu depuis des mois.

L’État n’y peut rien, faute de moyens ? Mais il ne regarde pas à la dépense quand il se laisse racketter par les labos pharmaceutiques qui facturent 60 euros à la Sécu pour chaque test salivaire, devenu obligatoire dans les écoles – et, mesquinerie supplémentaire, facturés un euro aux profs eux-mêmes ?

Les navrants du gouvernement

Des militants du théâtre de l’Odéon ont clamé leurs revendications pendant la grand-messe des Césars. Une manifestation « navrante » pour la ministre de la Culture. Quelle horreur, des gens qui revendiquent ! Alors que de plus en plus de théâtres sont occupés par les intermittents du spectacle, le gouvernement répond par le silence devant une lutte qui pourrait faire tache d’huile. Ce qui les fait trembler, c’est la crainte d’une multiplication des mouvements.

La lutte : un vaccin libre de droits

Le mouvement des intermittents du spectacle, les débrayages dans l’automobile et les manifestations contre les licenciements montrent la voie à suivre pour obtenir les mesures sanitaires et économiques qui devraient s’imposer. Il faut une réduction du temps de travail, des embauches dans les services essentiels, l’interdiction des licenciements, une augmentation générale des salaires et des vraies mesures contre l’épidémie. Si nous sommes encore contraints par les mesures de contrôle, c’est que les gouvernants respectent avant tout les profits des laboratoires pharmaceutiques. Quand l’heure devrait être à la mise en commun des recherches et au développement massif de la production de vaccins, Macron et son monde défendent les profits plutôt que nos vies. Une injection massive de luttes s’impose plus que jamais.

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