Au Burundi, la population ne décolère pas
1er juin 2015 Brève
La mobilisation se poursuit contre le président Nkurunziza, qui a eu le culot de se représenter pour un 3e mandat. Au pouvoir depuis 10 ans, lui et son clan détournent des sommes insolentes quand la population doit se contenter de moins de 2 euros par jour. Pas étonnant que les manifestants soient prêts à tout pour le limoger. Depuis plusieurs semaines, ils affrontent les tirs à balles réelles de la police et des soldats, au prix de dizaines de morts.
Sous la pression de la rue, la vice-présidente de la commission chargée d’organiser les élections a pris la fuite. Et les chefs d’États voisins demandent maintenant un report des élections. Un vœu de leur part provoqué surtout par la crainte de voir la population « dégager » elle-même un chef d’État détesté.

