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Arc International, Pas de Calais : les ouvriers font les frais des économies patronales

20 mars 2020 Article Entreprises

Depuis le début de la semaine, à l’usine de verrerie Arc International, la production continue de tourner, certes au ralenti, plusieurs fours et secteurs ayant été mis à l’arrêt. Pour la direction de l’usine, pas question cependant de stopper l’ensemble de la production. D’après elle, les commandes des gros clients comme Yamazaki doivent être honorées à tout prix.

Mais alors que la crise sanitaire s’aggrave et que des cas d’infection au virus risquent de survenir à l’usine, est-ce que l’urgence est la production de verre ? Les commandes pourraient sans problème être reportées d’un mois ou deux.

Mais il aurait fallu que l’usine soit prête à être mise à l’arrêt : on n’arrête pas un four à verre comme un micro-onde ! Arrêter un four, c’est comme mettre une bouteille d’eau au congélateur. Il y a un risque qu’elle explose. La pression que le verre refroidi exercerait sur les parois des fours pose problème. Or, cela fait des années que la majorité des fours de l’usine sont vétustes. Comme le dit un ouvrier de l’usine « les réparations se font limite à coup de chewing-gum ! ». Le cercle vicieux de la gestion à peu de frais des patrons pèse de tout son poids sur les ouvriers.

Pourtant, arrêter l’usine pourrait être l’occasion à la fois de procéder aux réparations nécessaires pour remettre les fours à neuf, à la fois de protéger les travailleurs de l’épidémie du virus.

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