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Antilles : quand les trusts de l’agro-alimentaire sucrent et se sucrent

16 octobre 2021 Brève Économie

En 2013 Victorin Lurel, alors ministre des Outre-mer, faisait passer une loi qui interdisait la vente, notamment aux Antilles, des produits dont le taux de sucre avait été artificiellement augmenté, par exemple dans les produits laitiers. Or cette loi n’a jamais été appliquée. Une équipe d’investigation de L’œil du 20 heures, de France 2, a constaté que des produits de marque identique achetés à Paris et à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), étaient là-bas plus sucrés de 23 % pour les yaourts, de 15 % pour les crèmes dessert à la pistache et de 33 % pour les yaourts à boire à la fraise. Or c’est loin d’être anecdotique. Cela correspond à un kilo de sucre supplémentaire absorbé chaque année par chaque individu. En termes de santé publique cela conduit à l’accroissement des cas de surpoids, qui multiplient par deux les risques de devenir diabétique ou hypertendu. La Guadeloupe compte d’ailleurs deux fois plus de femmes et d’enfants obèses que l’Hexagone. Ces comorbidités ont eu des conséquences graves pendant la pandémie où on a vu affluer les patients Covid en surpoids dans les services de réanimation. Mais pour les trusts de l’agro-alimentaire, plus c’est sucré, plus ça se vend. Au diable la loi et la santé publique. Et l’État laisse faire.

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