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Antilles : empoisonnement au chlordécone. L’État français persiste et signe

18 juin 2018 Brève Politique

La chlordécone est un pesticide toxique très persistant utilisé massivement dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique de 1972 à 1993 alors qu’il était interdit presque partout ailleurs. Mais l’État français a réussi à l’autoriser pendant plus de 20 ans tout en connaissant parfaitement ses effets nocifs. Ce qui n’a pas empêché Agnès Buzyn, l’actuelle ministre de la santé de bloquer une étude sur les liens probables entre la chlordécone et le cancer de la prostate quand elle dirigeait l’Institut national du cancer en 2013. Tout aussi choquant : afin d’autoriser la présence accrue du pesticide dans la chaîne alimentaire, le ministère de l’agriculture n’a rien trouvé de mieux que d’en relever les limites légales dans la viande… Aujourd’hui, plus de 90% de la population antillaise est contaminée par ce pesticide qui met plusieurs siècles à se dégrader. Malgré cette contamination généralisée, l’État est toujours plus soucieux de ménager les intérêts des gros planteurs de bananes que ceux des populations.

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