Selon des « fuites », savamment orchestrées et rapportées par des participants, le président Macron est intervenu sur l’affaire Hulot au dernier Conseil des ministres. Il s’est, paraît-il, félicité que « la parole se libère » tout en fustigeant les « tribunaux médiatiques ». Une façon de faire oublier que pendant des années il s’est solidarisé avec Nicolas Hulot pourtant accusé de viols. Et si les femmes ont de moins en moins peur de dénoncer leurs violeurs, ce n’est pas à Macron qu’elles le doivent, ni même aux magistrats, mais au mouvement féministe, largement relayé par les journaux. Les « tribunaux médiatiques » ont parfois du bon. Et il a ajouté : « La position du gouvernement sur ce sujet est constante. Nous n’accepterons jamais une société de l’opacité ou de la complaisance, et nous ne voulons pas non plus d’une société de l’inquisition. » Fortes paroles, sauf que jusqu’à présent l’opacité et la complaisance ont été du côté du pouvoir… incarné par Macron.
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