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5G : protectionnisme tous azimuts

29 septembre 2020 Article Sciences

Cet été, une série de pays (Australie, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni notamment) a banni la firme chinoise Huawei des marchés de matériel de réseaux 5G. Le gouvernement français, sur la même ligne, a autorisé Huawei à vendre du matériel aux opérateurs téléphoniques mais… en limitant la durée des autorisations de ses équipements à une durée comprise de 3 à 6 ans non renouvelables. Le résultat est le même : Huawei est persona non grata sur le marché français.

Officiellement, ces mesures protectionnistes visent à empêcher le pouvoir chinois d’utiliser les équipements de Huawei pour espionner les télécommunications occidentales et manipuler les données personnelles des citoyens. Pourtant, les grandes oreilles américaines de la NSA le font couramment et depuis des années sans que cela que les frontières n’aient jamais été fermées aux produits américains…

C’est que Huawei a pris de l’avance, notamment grâce aux aides massives de Pékin lui ayant permis de déployer des centaines de milliers de stations 5G sur le territoire chinois. Les firmes européennes et américains voient d’un très mauvais œil cette concurrence potentielle, alors que les marchés liés à la 5G s’ouvrent. Les équipementiers des télécommunications s’abritent donc derrière leurs États afin de protéger leurs marchés et de garantir leurs profits à venir.

Quant aux vendeurs de produits high-tech, ils se frottent les mains en songeant aux bénéfices qu’ils réaliseront grâce aux objets connectés en 5G… et aux 7 milliards d’euros que le gouvernement a réservés à la filière numérique dans le plan de relance. Il n’y a pas qu’en Chine que les capitalistes sont sous perfusion d’argent public !

Vadim Luciano

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