Face au confinement, la population n’affronte pas la même réalité quotidienne. Blanquer, ministre de l’Education, fanfaronne sur le thème de la « continuité pédagogique », mais tous les élèves n’ont pas d’ordinateur ou de connexion internet. Ne parlons pas du logement : avec des loyers hors de prix, les appartements sont souvent exigus, encore plus lorsqu’il s’agit d’une famille nombreuse. Et face aux pertes de revenus qui sont parfois la conséquence du confinement, Macron a parlé de moratoire sur factures et loyers pour les entreprises, pas pour les travailleurs !
Quant à ceux qui vivent dans la rue, ou dans les nouveaux bidonvilles qui se sont formés à la périphérie des agglomérations, aucune prise en charge n’avait semble-t-il été prévue pour eux et la fermeture des lieux d’accueil et de distribution de repas rend leur survie encore plus précaire. L’ouverture à Paris de 170 chambres d’hôtel « pour la fin de semaine » annoncée ce jeudi par le ministre du Logement est loin d’être suffisante, sans parler de la situation dans les autres villes. Macron parle de solidarité face à la crise sanitaire que nous traversons, mais comme toujours, il se paye de mots.

