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Accueil > Éditos de bulletins > 2002 > mars > 4

Face au terrorisme de l’Etat d’Israël, solidarité avec les Palestiniens !

La guerre que mène l’Etat d’Israël au peuple palestinien est tous les jours plus sanglante. La semaine dernière, l’armée israélienne a envahi deux camps de plusieurs dizaines de milliers de réfugiés palestiniens, sous prétexte de « rechercher des terroristes ». Et en fait de terroristes, les militaires israéliens se sont posés là. Assistés de chars et d’hélicoptères de combat, ils ont saccagé de nombreuses habitations, détruisant parfois les cloisons pour passer de l’une à l’autre sans prendre le risque de passer par la rue. Bilan : 30 morts, plus de 200 blessés. Qui viennent s’ajouter aux 1000 Palestiniens tués et 15 000 blessés, hommes, femmes, enfants, depuis le début de l’Intifada à l’automne 2000 - mais aussi à près de 300 morts côté israélien.

Car le terrorisme d’Etat d’Israël suscite évidemment la révolte palestinienne ; un militant palestinien déclarait la semaine dernière : « vu comment les Israéliens se sont comportés [dans les camps], il y aura encore plus de volontaires pour prendre les armes contre les forces d’oppression  ». Les 10 morts de l’attentat palestinien à Jérusalem samedi dernier, et les 10 autres de la fusillade du check-point de Ramallah dimanche lui auront vite donné raison.

Depuis des décennies, des centaines de milliers de réfugiés palestiniens sont condamnés à survivre. Il n’y a pas que les balles et les chars de Tsahal : un récent rapport sanitaire explique que le manque de soins dans les camps a causé depuis 16 mois la mort de dizaines de personnes ; 70% des ambulances palestiniennes ayant été détruites, les blessés meurent sur place, les femmes enceintes accouchent bloquées chez elles - ou aux barrages militaires. Quand les écoles existent encore, les bombardements empêchent de s’y rendre. Et pour les adultes valides, c’est le chômage, encore aggravé ces derniers mois par le renforcement du bouclage des camps qui rend impossible même d’aller se faire exploiter en zone israélienne… Certains endroits sont confrontés à des problèmes de nourriture.

Les dirigeants des grandes puissances sont complices de cette oppression. Les « forces du Bien » de Bush appuient totalement (et arment) la politique leur petit général local, le chef du gouvernement Sharon, qui a beau jeu de s’inscrire dans leur coalition anti-terroriste. Les chefs de la diplomatie américaine, approuvant l’invasion des camps, ont simplement précisé qu’ils espéraient que « tous les efforts soient déployés pour éviter de porter atteinte aux civils  » ! Une hypocrisie qui rivalise avec celle des gouvernements européens, gauche et droite confondues, dont les ministres réunis à Bruxelles lundi 18 février déclaraient se laisser « le temps de la réflexion » à propos du Proche Orient, demandant à Arafat de mettre fin au terrorisme.

Cette guerre se fait contre les peuples, celui de Palestine d’abord, mais finalement celui d’Israël aussi – où d’ailleurs des voix opposées à la politique de Sharon commencent à se faire entendre. C’est pourquoi le camp des Palestiniens, c’est aussi le nôtre.

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