Urgence … à entrer en lutte
21 novembre 2005 Brève
Chirac a annoncé la prolongation de l’état d’urgence pour trois mois. Le gouvernement réactive une loi d’avril 1955, adoptée en pleine guerre d’Algérie. Elle permet d’interdire la circulation des personnes aux heures fixées, de fermer les lieux de réunion de toute nature, de perquisitionner de jour comme de nuit, de contrôler les médias, les cinémas, les spectacles. Ils déclarent la guerre… à l’ensemble des classes populaires. Un arsenal répressif à la mesure de la trouille qu’ils ont éprouvée devant la révolte des banlieues. Soyons sûrs que si les travailleurs s’y mettaient, ils joueraient moins les fiers à bras !

