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Une journée de grève réussie à la RATP : quelles suites ?

31 mars 2022 Article Entreprises

Vendredi 25 mars, les conducteurs de bus et les ouvriers de la maintenance se sont retrouvés aux aurores devant leurs dépôts à Lagny, Belliard, Pleyel, Ivry… À 500, ils ont ensuite convergé devant le siège de la RATP à Bercy sous le soleil et avec combativité !

Cette journée du 25 avait été appelée à la suite de celle du 18 février (il ne fallait pas être pressé) pour exiger des augmentations de salaire. Nombreux sont les salariés qui se demandent si ça vaut le coup d’aller travailler au vu des prix du carburant ! Les six euros d’augmentation annoncés pendant les NAO – un gag ! ont fait déborder la colère. Dans les dépôts de bus, les taux de grévistes sont montés à plus de 80 % !

À ces revendications salariales, s’ajoutent la pression de l’ouverture à la concurrence et la mise en place du cadre social territorialisé (CST) à partir de juillet dans les dépôts de bus, sans même attendre le premier appel d’offres : disparition de six jours de congés, allongement du temps de travail, multiplication des services en deux fois, etc.

Une telle attaque exige une riposte massive, déterminée et sans attendre l’été ! Au métro, la RATP et les directions syndicales tentent de calmer le jeu, car la concurrence n’y est prévue que pour 2040. Mais les attaques contre les conditions de travail n’attendent pas les appels d’offres ! Si les salariés des bus se font dépouiller, il est certain que ceux du métro suivront, et bien avant 2040.

Les directions syndicales jouent l’émiettement des mouvements : décalage de l’appel RATP du 17 au 25 mars pour ne pas être avec le reste des salariés, décalage de l’appel SNCF du 17 au 31, nouvelle date de la fédération CGT Transports le 4 avril… C’est pourtant d’un mouvement d’ensemble dont les salariés des transports publics ont besoin. Des batailles, il y en a en permanence et ça n’est pas près de s’arrêter : aux TCL, à Transdev, à la SNCF, à Keolis… Aux salariés eux-mêmes, à la base, de les coordonner.

Il n’y a pas de contradiction entre nos revendications : d’un côté gagner des augmentations de salaire (400 euros par mois en plus pour tous), de l’autre bloquer tout recul sous prétexte d’ouverture à la concurrence. La meilleure défense c’est l’attaque !

Marina Kuné

(Article publié dans l’Anticapitaliste no 609)

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