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Accueil > Éditos L’Étincelle > 2020 > décembre > 21

Un monde malade du Covid… et du capitalisme !

Branle-bas de combat au sommet de l’État français : Macron, positif au Covid, s’est auto-confiné et se filme pour donner de ses nouvelles. Fais ce que je dis, pas ce que je fais : la veille du test, il dînait à l’Élysée, avec son boys band d’une dizaine de fidèles ! Ils n’étaient donc pas six à table, comme le gouvernement le préconise, et ce dîner s’est terminé à minuit et demi, enfreignant allègrement le couvre-feu… Une fête clandestine de plus ? L’occasion de se rappeler toutes les leçons de morale que ce gouvernement et ses affidés nous auront administrées, telle cette phrase de Richard Ferrand fin octobre sur France Inter : « Si on est malade, c’est qu’on n’aura pas fait aussi attention que nécessaire. […] Ce n’est pas une question de faute, c’est une question de responsabilité. »

Les irresponsables de la Macronie

Cette légèreté des salons de l’Élysée face à la pandémie n’est que la partie émergée de l’iceberg : depuis le début de la crise sanitaire, ce gouvernement a accumulé les fautes.

Dernières révélations en date, dans la commission d’enquête du Sénat sur la gestion de la crise sanitaire : Jérôme Salomon, directeur de Santé publique France, savait déjà en 2018 que la majorité des masques chirurgicaux en stock étaient périmés. Il a fait modifier – donc falsifier – un rapport qui pointait cela et il ne voulait commander qu’un dixième du nombre de masques jugés nécessaires.

Pour lui, comme pour le reste de ce gouvernement, notre santé valait alors moins que leurs petites économies.

Course au vaccin… course aux profits

Mais, notre santé, ils en ont justement besoin pour faire tourner l’économie. Face au virus, ils placent tous leurs espoirs dans la vaccination massive. Les bienfaits des vaccins ne sont plus à démontrer : variole, rougeole, tétanos, polio, etc. : ils évitent chaque année plusieurs millions de morts à travers le monde. Mais on peut craindre que la concurrence acharnée entre grands laboratoires pharmaceutiques et la guerre de communication qu’ils se mènent, à grands renforts d’effets d’annonce sur les pourcentages d’efficacité de leurs vaccins respectifs, aient eu la priorité sur l’indéniable utilité sanitaire de ces derniers. Et, du fait de l’inévitable manque de recul sur les effets secondaires, la vaccination aurait été plus facilement acceptée si les commandes n’étaient pas aux mains des magnats de l’industrie pharmaceutique, autrement dit si l’industrie du médicament était socialisée et étroitement contrôlée par la population.

Covid et poches pleines

En tout cas, les places boursières ont bondi dès l’annonce des premiers vaccins, début novembre. Car, face à une pandémie qui infecte des dizaines de millions de personnes, les États sont déjà prêts à payer (avec notre argent) rubis sur l’ongle les trusts pharmaceutiques, avant même que les scientifiques aient pu mener à bien tous les essais. Une ministre belge a publié sur Twitter les prix des vaccins précommandés par l’Union européenne, jusque-là restés confidentiels… ce qui a plongé dans l’embarras la Commission européenne, qui a rappelé « la clause de confidentialité » inhérente au capitalisme. C’est une affaire de gros sous. Ce qui nous renvoie à un autre aspect de la question : qui aura accès au vaccin ? Les pays les plus riches réservent des millions de doses pour faire redémarrer leurs économies, à coups de millions d’euros ou de dollars. Mais bien des États ne peuvent débourser de telles sommes.

Levée du secret des affaires, transparence sur les essais cliniques, mutualisation de la recherche entre les différents labos : faisons le rêve d’une société débarrassée du virus du profit, dans laquelle les formidables progrès de la médecine seraient mis au service de toute la population.

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