Tous sur la même longueur d’onde !
2 février 2004 Brève
Les journalistes de Radio-France, entraînant avec eux les documentalistes et les techniciens de maintenance, sont entrés massivement en grève la semaine dernière. Ils exigent un rattrapage du retard de leurs salaires sur ceux de France-Télévisions : 20 % d’écart en moyenne.
Un bon exemple pour tous les salariés, car nous aussi, on a un sacré rattrapage à imposer, pour récupérer le pouvoir d’achat perdu depuis des années !


Réactions à cet article
1. > Tous sur la même longueur d’onde ! , 5 février 2004, 15:45
Je travaille comme documentaliste à Radio France et les journalistes ne nous ont pas entraînés dans la grève, nous ne les avons pas attendus pour nous y mettre. Il s’agit de mots d’ordre bien distincts:les journalistes revendiquent une hausse de salaire eu égard aux salaires des journalistes de la télé publique, il s’agit de résorber des disparités salariales entre même métier de l’audiovisuel public. Les 3 autres catégories de personnels (techniciens de maintenance, chargés de réalisation et documentalistes) se sont mis en grève certes au même moment mais sur des revendications tout autres : suite à une augmentation (équivalent à peu près à 150 euros)de la prime d’indemnité de fonction d’un certain nombre de techniciens et compte tenu de la convention collective qui relie toutes ces professions entre elles (même déroulement de carrière, même grille salariale), nous nous sommes mis en grève pour revendiquer une revalorisation équivalente de cette prime. Nous n’avons pas obtenu gain de cause et en plus la direction en a profité pour faire passer une réforme de redéfinition des métiers (pour les techniciens et les chargés) avec pas mal d’inquiétude sur ces projets. Les journalistes eux continuent car leur grève a l’avantage certain d’être « visible » puisque l’antenne est blanche et leur grève est largement relayée dans les autres médias. Mais nous ne restons pas les bras croisés et des AG de documentalistes sont régulièrement organisées pour envisager la suite à apporter à notre revendication qui défend également la survie de notre convention collective dont Radio France ne veut plus entendre parler depuis bien longtemps.
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