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Salaires

Sur le vif, dans un des milliers de chantiers de la SNCF

26 janvier 2022 Article Entreprises

Sur la ligne C du RER en région parisienne, la colère était là le 10 janvier, avec plus de 50 % de grévistes parmi les conducteurs de la ligne C, à l’occasion d’une troisième journée de grève depuis décembre. Devant des roulements dégradés et des salaires trop faibles qui n’augmentent pas, la colère tourne à la rage. Un peu secouée par la grève, la direction a accepté d’ouvrir des négociations et d’organiser des « groupes de travail ». Maître mot ! Jargon de technocrate ! Lesdits « groupes de travail » se sont vu pour mission de bricoler de nouveaux roulements (horaires) à coût zéro (pour la direction)… et gain zéro (pour les cheminots) ! En prétendant améliorer certains horaires en en dégradant d’autres. On n’a pas fait grève pour des groupes de travail. La lutte continue pour que la direction sorte le chéquier et on remet ça le 27 janvier pour nos salaires !

Des préjugés veulent que les cheminots seraient des salariés privilégiés, super bien payés ! Si on prend le salaire du PDG, Jean-Pierre Farandou, c’est incontestable : grosso modo 37 500 euros par mois, sans compter probablement pas mal d’à-côtés. Et, au vu du nombre de directeurs de ceci et de cela, ça fait bien sûr augmenter la moyenne ! Mais si l’on prend le salaire d’embauche des plus petites catégories (nombreuses aussi bien au commercial que sur des chantiers), on arrive à moins que le Smic. Possible ? Légal ? La direction régularise en attribuant une petite prime et le tour est joué, mais bonjour les fins de mois. Et utile à savoir : le gros du salaire de tout cheminot est fait d’une ribambelle de primes, qui vont et viennent, amputées dès qu’on est en maladie ou garde d’enfants, dont des primes dites de « kilomètres » (pour les conducteurs, les contrôleurs et d’autres) qui font que le « total en bas à droite de la feuille de paie » est des plus aléatoires. Tous les cheminots, loin de là, ne gagnent pas 2 000 euros par mois !

Correspondants

(Article du dossier Mobilisé-e-s pour les salaires de et les conditions de travail de l’Anticapitaliste no600)

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