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Royaume-Uni : quand la haine des femmes pousse aux crimes

27 août 2021 Brève Monde

À la mi-août, à Plymouth, un jeune homme de 22 ans, Jake Davison, a abattu cinq personnes dont sa mère, une autre femme et une enfant de trois ans. Cela pourrait passer simplement pour un tragique fait divers dû à un esprit dérangé. Sauf que le meurtrier se réclame d’un mouvement, les « incels » (abréviation anglaise de « célibataires involontaires »), qui diffuse une idéologie complotiste assez particulière. En effet, selon eux, ce sont les femmes et leurs complices, les féministes masculins, qui secrètement dirigent le monde et imposent leur volonté aux « vrais » hommes, c’est-à-dire aux masculinistes et aux machistes. Les incels restent donc célibataires, beaucoup sont vierges et se refusent à tout contact avec les femmes, considérées comme des prédatrices psychopathes. Ils se voient comme des victimes et des opprimés et tuer une femme s’apparente pour eux à un acte de légitime défense. Ils ne sont pas nombreux, mais forment des communautés virtuelles qui s’encouragent mutuellement. Et Jake Davison, qui s’était vu accorder un port d’arme par la police, est finalement passé à l’acte. L’existence même de ce type de mouvement – qui s’appuie sur une longue tradition machiste et patriarcale – est une preuve parmi d’autres des maux endémiques dont souffre notre société.

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