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Accueil > Éditos de bulletins > 2001 > décembre > 17

Reçu 5 sur 5 : Tous ensemble dans la rue pour nos emplois et nos salaires !

Il n’a pas fallu longtemps pour que les gendarmes obtiennent satisfaction : au bout d’une ou deux journées de manifestation, le gouvernement Jospin a cédé en leur octroyant 1000 F d’augmentation par mois !

Bien sûr, les gendarmes comme les policiers ne sont pas exactement des salariés comme les autres. Seulement depuis que Jospin a cédé, la presse comme les patrons s’inquiètent. A qui le tour se demandent-t-ils ? Justement, il serait temps que nous aussi nous soyons de la partie !

Les licenciements continuent : après Moulinex, Bata ; après Bata, Brandt. Des milliers de travailleurs sont jetés à la rue pour que des patrons fassent toujours plus de profits. Là, la « gauche plurielle » prétend qu’elle ne peut rien faire. Mais les salaires sont bloqués, au nom des 35 h ou d’autres prétextes. De plus en plus de travailleurs, en temps partiel imposé, ne touchent même pas le SMIC. 10 % de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté !

En fait, de l’argent il y en a, pour les policiers, les gendarmes, les patrons des cliniques privés, les allégements d’impôts pour les plus riches, les subventions aux profits qui se portent toujours aussi bien…

Avec les gendarmes, nous avons reçu le message cinq sur cinq : ce qu’il faut, c’est descendre dans la rue et ne pas faire dans la demi-mesure. Car nous savons aussi que ce ne sont pas quelques journées d’action ni des mobilisations chacun dans notre coin qui nous permettront de gagner. Tous les travailleurs ont les mêmes problèmes, subissent les mêmes attaques du patronat et du gouvernement coalisés. Alors, tous ensemble, sortons de notre réserve ! Défendons nos intérêts !

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