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Québec : des infirmières portent plainte pour «  travail forcé  »

13 février 2022 Brève Monde

Au Québec, comme dans le reste du Canada mais aussi dans la plupart des pays du monde, le Covid-19 a mis sur les genoux les établissements de santé et épuisé le personnel soignant, en nombre insuffisant face à l’étendue de la pandémie. Mais le gouvernement de cette province canadienne a généralisé le recours à la législation dite du « temps de travail supplémentaire obligatoire », qui permet d’imposer aux soignants – et plus particulièrement aux infirmières – des semaines de travail de 60, voire parfois 70 heures ! Si elles refusent, elles subissent menaces et intimidation, s’exposent à des plaintes disciplinaires et, dans certains cas, sont passibles de sanctions pénales et même d’emprisonnement. Après avoir fait état de quelque 25 000 abus, sans résultat, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, qui regroupe plusieurs organisations syndicales de soignants, a déposé une plainte devant l’Organisation internationale du travail (OIT), une agence de l’ONU, pour qu’elle condamne des pratiques assimilées à du « travail forcé ». Il est probable que l’OIT botte en touche mais les soignants québécois ont trouvé ce moyen pour faire connaitre plus largement leur situation catastrophique.

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