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Archives > Éditos L’Étincelle > 2019 > mai > 13

Pour l’Europe des travailleurs, votez Lutte ouvrière

Nathalie Loiseau et Macron voudraient dans les élections européennes se présenter comme des « progressistes », les défenseurs de l’idée européenne contre le nationalisme qui mène à la guerre. Mais difficile à avaler, leur propagande.

Le « progressisme » de Macron

Ces prétendus « progressistes » sont les artisans de la régression sociale.

Les agents de la fonction publique qui ont fait grève et sont descendus dans la rue jeudi dernier le savent bien. Pour leurs salaires, c’est le serrage de ceinture qui continue. Et c’est le manque de moyens permanent, avec suppressions massives de postes, économies budgétaires et projet de généraliser les embauches en contrats précaires. C’est pourquoi les urgences des hôpitaux parisiens sont en grève, à l’instar d’autres services d’urgence du pays.

Craignant que la contestation sociale se généralise, à l’exemple des Gilets jaunes, Castaner, le ministre de l’Intérieur, n’a pas hésité à les calomnier et faire sa « fake news » en accusant des manifestants d’avoir « attaqué » l’hôpital de la Pitié Salpétrière le 1er mai. Mais c’est ce gouvernement qui attaque les hôpitaux en les mettant au régime sec !

C’est aussi face au manque de moyens dans les établissements scolaires, et contre la réforme de l’Education du ministre Blanquer, que beaucoup d’enseignants se sont mobilisés.

La politique de Macron, c’est tout pour les riches et les grandes entreprises, qui ont les mains libres, de Ford à PSA en passant par Carrefour ou Auchan, pour détruire des emplois en fermant magasins et usines.

A coup de matraques

Macron prétend s’opposer aux Salvini et Orban, les autoritaires. Mais côté méthodes musclées, Macron et Castaner en connaissent un rayon. Ils envoient la police charger et gazer les manifestations des Gilets jaunes depuis des mois, même si cela n’a pas entamé la détermination des Gilets jaunes dont le mouvement perdure et donne le ton à la contestation sociale… en marche !

Non à l’Europe des barbelés !

L’Europe de Macron et Merkel, c’est une Europe de frontières fermées, avec ses barbelés, ses postes de contrôle, ses patrouilles en mer et sur terre. Une Europe qui entrave l’action des bateaux humanitaires. Cette fermeture des frontières provoque la mort de milliers de personnes dans la Méditerranée chaque année, pour la seule raison qu’ils veulent fuir la misère et trouver où pouvoir vivre et travailler dignement.

Comment ceux qui mènent une guerre meurtrière aux migrants aux frontières de l’Europe osent-ils prétendre être un rempart contre les nationalismes et la guerre ?

Vive l’internationalisme !

Ce ne sont pas les frontières qui vont protéger les travailleurs. Ni celles de l’Europe, ni celles de la France. Les politiciens, comme ceux du Rassemblement national, qui parlent de défendre la France, et qui accusent l’Europe de tous les maux, sont autant que Macron au service des riches. Ces prétendus opposants ne veulent surtout pas s’en prendre aux capitalistes, les seuls responsables du chômage et des bas salaires. Le parti de Marine Le Pen ne cherche qu’à distiller le poison de la division chez les travailleurs.

Les élections européennes du 26 mai ne vont pas changer la vie pour les travailleurs, les chômeurs, les retraités. Ce n’est pas dans les urnes, mais dans nos mobilisations, surtout si elles se généralisent, que l’on pourra modifier les rapports de force et se faire craindre vraiment des possédants et disputer leur pouvoir. C’est dans la lutte que pourra se construire la nécessaire solidarité entre tous les exploités, ici et par delà les frontières.

A l’occasion de ces élections, une seule liste est sans ambiguïté dans le camp des travailleurs, révolutionnaire et internationaliste : celle de Lutte ouvrière, conduite par Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier, candidature soutenue par le Nouveau parti anticapitaliste d’Olivier Besancenot et Philippe Poutou.

Le 26 mai, votez Lutte ouvrière !

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