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Archives > Éditos L’Étincelle > 2017 > septembre > 18

Pour inverser le rapport de forces, tous dans la rue le 21 et après !

223 000 manifestants selon la police, 500 000 selon les syndicats : la mobilisation du 12 septembre a été une réussite. Le mépris affiché par Macron, qui a déclaré qu’il ne céderait « ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes » n’a fait que renforcer la détermination des participants. Macron voudrait jouer au chef d’État droit dans ses bottes, disposé à faire passer ses mesures en force. Mais gare à l’effet retour et à la colère du monde du travail !

Le gouvernement attaque tous azimuts

La stratégie du gouvernement est de multiplier les coups contre les travailleurs, en espérant une absence de réaction. Il y a ces ordonnances contre le code du travail, pour faciliter les licenciements, imposer des baisses de salaire, accroître la précarité. Mais il y a aussi la suppression de 150 000 emplois aidés, pourtant bien utiles pour faire fonctionner les écoles et autres services publics. Il y a les attaques contre les plus pauvres, avec la réduction des APL. Il y a l’augmentation de la CSG, qui va peser sur tous les salaires et les retraites. Il y a le gel, encore et toujours, du salaire des fonctionnaires et le retour du jour de carence dans la fonction publique.

Et pendant ce temps, le même gouvernement multiplie les largesses envers le patronat et les riches. Il y a la réduction de l’ISF. Il y a la baisse de l’impôt sur les sociétés à 25 % au lieu de 33 %, pour compenser la suppression du CICE. Il y a le prélèvement forfaitaire sur les revenus du capital, annoncé par le ministre de l’Économie, permettant aux rentiers d’échapper à un impôt sur le revenu plus élevé. Il y a l’augmentation du budget militaire, pour glisser des milliards dans la poche des marchands d’armes. Il y a les Jeux olympiques, pour arroser les magnats du BTP. Face à autant de cadeaux aux riches, cette nouvelle loi travail, qui permettra au patronat d’exploiter toujours plus les salariés à coups de chantage à l’emploi et de continuer à battre des records de profits, est encore plus révoltante.

Regroupons nos forces pour préparer un grand mouvement de grève !

Nous avons donc toutes les raisons d’être en colère et de participer aux grèves et manifestations du jeudi 21 septembre, et plus nombreux encore que le 12. Nous avons aussi intérêt à préparer une suite en discutant entre nous des revendications, de comment nous organiser, de comment entraîner les collègues qui pensent encore que tout est joué.

Face aux attaques incessantes du gouvernement et du patronat, c’est un plan de mobilisation qu’il faut mettre en place. Un plan visant à regrouper les forces de tous les travailleurs. Des journées espacées n’y suffiront pas. Pour inverser le rapport de forces, il faudra une vraie grève, pour s’en prendre au porte-monnaie des patrons et se donner les moyens de construire la lutte tous ensemble.

La force des travailleurs, c’est le nombre

Après le 21, plusieurs secteurs sont appelés à se mobiliser séparément : les routiers le 25 septembre, les retraités le 28, les agents du public le 10 octobre. Il y a aussi eu des grèves d’enseignants confrontés à un sous-effectif dramatique et au manque de locaux. Mais aussi la mobilisation des livreurs à vélo Deliveroo cet été, qui, sous un label d’« auto-entrepreneurs », sont aussi précaires que des salariés, qui commencent à s’organiser contre les baisses de salaire imposées par leur patron et ne comptent pas en rester là.

Alors non ! Les raisons, partout, ne manquent pas de se mobiliser. Et les mesures qui nous touchent parfois différemment dans un secteur ou un autre ne sont que les aspects locaux d’une même attaque générale du patronat et du gouvernement contre le monde du travail. Raison de plus pour faire converger nos colères, nous mobiliser tous ensemble et rassembler les forces. C’est par une mobilisation générale et par la grève que nous pourrons l’emporter, en faisant ravaler son arrogance au patronat.

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