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Portugal : quand la gauche gouverne

5 novembre 2021 Brève Monde

Marcelo Rebelo de Sousa, le président de la République, a annoncé le 4 novembre la tenue d’élections législatives anticipées fin janvier prochain, après le refus des députés d’approuver le budget présenté par le Premier ministre socialiste, Antonio Costa. Depuis 2015 ce dernier dirigeait un gouvernement minoritaire appuyé au Parlement par deux formations dites d’extrême gauche, les «  anti-capitalistes  » du Bloc de gauche, et la Coalition unitaire démocratique, formée d’une alliance entre le Parti communiste et les Verts. Il était arrivé au pouvoir en promettant de rompre avec la politique d’austérité de son prédécesseur de droite, due selon lui à la Commission européenne, à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international. Mais cela n’a guère duré. Dès 2018 des grèves et des manifestations diverses éclataient dans le pays où le salaire moyen est de 842 euros par mois. Les travailleurs des transports et du métro, les chauffeurs de camions citernes et les soignants des hôpitaux entraient en lutte. Costa n’hésita pas alors à mobiliser l’armée dans certains cas et à remettre en question le droit de grève dans d’autres. Et si cela lui valut des critiques de l’extrême gauche parlementaire, elle n’en continua pas moins à le soutenir. Mais, aux élections de 2019, la gauche et l’« extrême gauche » ont connu de sévères reculs. D’où la nécessité pour cette dernière de prendre ses distances avec Costa, pour des raisons purement électoralistes, en refusant de voter son projet de budget 2022, guère différent des cinq précédents qu’elle avait approuvés sans sourciller. Bref la «  gauche de gouvernement  » portugaise ne vaut guère mieux que celle qui existe chez nous.

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