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Accueil > Convergences révolutionnaires > Numéro 81, mai-juin 2012 > DOSSIER : SNCF, la privatisation sur les rails

Paris-Venise, Milan-Naples… Des profits sans frontière

Les activités ferroviaires qui génèrent des profits sont aujourd’hui partagées entre les différentes grandes entreprises de transport européennes et leurs filiales publiques (peut-être pour pas longtemps) ou privées : SNCF et Veolia Transport pour la France, Trenitalia pour l’Italie, Deutsche Bahn pour l’Allemagne, etc.

Ainsi, l’an dernier, cheminots et usagers ont manifesté à la gare de Lyon, le jour du départ d’un train pour Venise, exploité par Thello. Cette structure qui ne compte que 30 salariés est un genre d’usine à gaz. Elle est détenue par Trenitalia (filiale de l’entreprise publique des chemins de fer italiens) et Veolia Transport (SNCF) ; les locomotives sont louées à une filiale de la SNCF ; la restauration et le contrôle sont sous-traités à une entreprise du transport aérien, LSG.

Dans ce redécoupage du gâteau du marché ferroviaire européen, la direction de la SNCF entend bien ne pas rester en marge : le 20 avril dernier, la compagnie NTV Italo – dont le capital est détenu à hauteur de 20 % par la SNCF – lançait son premier train sur la ligne à grande vitesse Milan-Naples, première LGV privée en Europe. Depuis des années, la SNCF agit comme un grand groupe capitaliste : elle rachète des entreprises privées dans le secteur du transport, en crée d’autres et filialise certaines de ses activités aux dépens de ceux qui y travaillent.

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