Le prisonnier politique palestinien Ghadanfar Abu Atwan, 21 ans, détenu sans charge ni procès par l’occupant israélien, va être libéré après une grève de la faim de 65 jours, ont annoncé sa sœur, Benazeer, et son avocat, Jawad Boulos. Il avait été transféré d’urgence de l’infirmerie de la prison de Ramla, en Israël, à l’hôpital Kaplan, près de Rehovot, dans un état comateux.
Originaire de Dura, près d’Hébron en Cisjordanie, il avait entamé sa grève de la faim pour réclamer sa libération. Il avait été arrêté par les forces d’occupation en octobre 2020 et condamné à six mois de détention administrative. Sa détention avait ensuite été renouvelée pour six mois supplémentaires, ce qui l’a poussé à entamer sa grève de la faim.
Rappelons qu’en Israël la détention administrative, législation héritée du mandat colonial britannique, permet au commandant des forces armées d’ordonner l’incarcération d’un suspect sans l’informer des preuves réunies à son encontre, et ce pour une période de six mois renouvelable autant de fois qu’il le juge nécessaire. Et, comme de bien entendu, cette mesure n’est appliquée qu’à l’encontre des Arabes palestiniens, israéliens ou non.
À l’heure actuelle, sur 4 450 Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes pour raisons politiques, 32 sont des femmes, 140 des enfants et 440 des détenus administratifs.
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