Offensive des deux côtés du Rhin
19 juillet 2004 Brève
Après Siemens, c’est Daimler-Chrysler qui fait du chantage à l’emploi en Allemagne. Le groupe automobile veut imposer aux salariés de l’usine Mercedes de Sindelfingen près de Stuttgart des mesures d’économie de 500 millions d’euros : suppression des temps de pause rémunérés, soit une hausse du temps de travail de 15 à 40 minutes par jour, suppression des primes de travail de nuit, des augmentations de salaire limitées, etc. Il menace de délocaliser la production à Brême en Allemagne, où il n’y a pas les mêmes avantages sociaux, ou en Afrique du Sud. Les ouvriers ont répondu : 80 000 salariés du groupe ont débrayé, bien décidés à ne pas se laisser faire. Face à ces patrons qui veulent toujours plus de profits et jouent de la peur du chômage, une riposte d’ensemble des travailleurs ferait changer la peur de camp.

