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Non à l’extradition des ex-militants italiens

6 juillet 2022 Brève Politique

Dix anciens militants italiens d’extrême gauche, qui vivent légalement en France depuis trente voire quarante ans et sont âgés aujourd’hui de 61 à 78 ans, sont réclamés par le gouvernement italien pour de supposés « faits de terrorisme » remontant aux années 1970. Mitterrand avait décidé d’accorder l’asile aux militants réfugiés en France, à la condition qu’ils renoncent à toute activité illégale. Mais l’État italien a la rancune et la vengeance tenaces et, pour lui plaire, Macron a décidé de revenir sur la promesse donnée. Alors que la cour d’appel de Paris a émis un avis défavorable à ces extraditions, le parquet vient d’annoncer se pourvoir en cassation.

À l’origine de la décennie de terrorisme qu’a connue l’Italie en 1970-1980, il a été prouvé que des groupes d’extrême droite avaient commis de nombreux attentats à la bombe qui ont fait des dizaines de morts, avec l’implication d’une partie de l’appareil d’État (armée, services secrets), dans le but de provoquer un choc dans l’opinion afin de favoriser l’instauration d’un régime autoritaire, à l’image de la dictature des colonels en Grèce. Mais on attend toujours que toute la vérité soit faite sur ces attentats meurtriers et le jugement de leurs commanditaires, car le gouvernement italien a une conception de la justice bien sélective.

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