Morts pour la France… et pour Areva !
11 janvier 2011 Brève
Après la mort des deux jeunes pris en otages au Niger, Sarkozy y est allé de ses rodomontades sur le « dictat des terroristes » auquel il ne fallait pas se plier. Le ministre des armées, Juppé, en a rajouté pour justifier d’avoir envoyé des troupes à la poursuite des ravisseurs : la décision « était grave, elle était lourde ». Oui lourd de conséquence, d’attaquer les ravisseurs en se moquant des risques que cela faisait encourir aux otages.
Mais ils n’étaient que deux jeunes anonymes, ni hommes d’affaires ni agents de services secrets dont il aurait fallu marchander la libération. Leurs vies ne valait rien aux yeux du gouvernement français en regard de l’affirmation de « l’autorité » de la France nécessaire à la protection des intérêts d’Areva, qui exploite les richesses minières du Niger.

