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Mobilisation du 29 janvier : il est plus que temps de défendre notre part

Tout le monde le répète : si 2008 a mal fini, le pire est à venir. Officiellement, les statistiques du chômage se sont un peu aggravées. Juste un peu. Mais c’est un tour de passe-passe permis par l’énorme développement de la précarité des dernières décennies. Car c’est la masse des travailleurs de seconde zone que sont les précaires qui a été emportée, en silence, par la première vague de suppressions d’emplois. Des dizaines de milliers d’intérimaires, virés des grands sites de production, se retrouvent aujourd’hui sans espoir de retrouver un boulot à court terme.

La crise s’est encore traduite par la généralisation du chômage technique. Dans certains sites, les constructeurs automobiles annoncent pour les mois qui viennent près de trois semaines de repos forcé sur quatre, avec plus ou moins de salaire en moins. Les patrons ne s’en tiendront évidemment pas là : les expédients usés, il s’attaqueront aux emplois les plus protégés. Le secteur du transport vient d’ailleurs d’annoncer 40 000 suppressions d’emplois.

Contre la crise, l’Etat promet ses moyens. Mais pour qui ? Ses « plans de sauvetage » permettent surtout aux grands actionnaires de puiser dans l’argent public pour arroser la nouvelle année, malgré la crise, avec des dividendes toujours aussi obscènes ! Et puisqu’il faut bien financer la fête, le gouvernement ajoute aux licenciements du privé les suppressions de postes dans le public, hôpitaux ou éducation (13 000 postes en moins rien qu’en profs en 2009) !

Cela fait des années que le partage des richesses évolue en faveur de la classe capitaliste. Entre les années 1980 et 2000, la part du PIB revenant aux salariés a perdu 10 points, de 69 % à 59 %. Avec la crise, le combat que la classe riche mène à toute la société ne va faire que s’intensifier.

Le 29 janvier, les grandes organisations syndicales appellent à une journée de grève et de manifestations. Dans la situation actuelle, cela peut paraître bien insuffisant, surtout si la mobilisation se limite à un coup de gueule de 24 heures.

Mais il faut bien commencer quelque part. Il faut que cette journée exprime notre colère, pour qu’elle appelle une suite, quitte à contraindre les dirigeants des confédérations syndicales à suivre le mouvement ! Il faut faire comprendre aux patrons qu’il n’est pas question de payer pour LEUR crise !


Gaza : et maintenant ?

Il est trop tôt pour savoir si le cessez-le-feu dans la bande de Gaza, annoncé dimanche par le gouvernement israélien, après avoir massacré et dévasté le petit territoire palestinien, sera ou non durable. Une chose par contre est sûre : rien n’est réglé quant à l’avenir de la population palestinienne de Gaza, cantonnée par Israël dans une prison à ciel ouvert et soumise au pouvoir réactionnaire du Hamas qui, malgré la perte de responsables locaux sans doute vite remplacés, sortira certainement renforcé de cette guerre. Symboliquement d’ailleurs, quelques roquettes ont été tirées dimanche sur Israël, dont l’armée amorçait sa retraite.

Le bilan humain des deux camps n’est pas comparable : quelque 1300 Palestiniens, pour la plupart civils, sont morts en trois semaines, d’autres périront demain des conséquences, alors qu’une dizaine de soldats et quelques civils israéliens ont été tués.

C’est par pur cynisme que les dirigeants israéliens, soutenus de fait par les grandes puissances, ont engagé cette opération punitive contre le peuple palestinien : ils ne pouvaient croire un instant à l’objectif annoncé d’éradiquer militairement le Hamas de la bande de Gaza.

Un peuple qui en opprime un autre n’est pas un peuple libre : cette devise du mouvement communiste s’applique pleinement à Israël. Que sa population semble avoir majoritairement soutenu la guerre n’y change rien : elle paye aussi à sa façon le fait qu’Israël ait accepté de jouer le rôle de gendarme des grandes puissances dans la région. Il lui faudra un jour sortir du piège nationaliste, en reconnaissant aux Palestiniens le droit de vivre, à égalité, sur la terre de Palestine.

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