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Miss France : quand une ministre ne se mouille pas

22 octobre 2021 Brève Politique

L’association « Osez le féminisme » a annoncé avoir saisi la justice prud’homale, estimant que le concours de Miss France était « sexiste » et violait le droit du travail en interdisant par exemple à certaines femmes de se présenter du fait de leur taille, de leur situation maritale, de leur silhouette, soit encore parce qu’elles étaient mères ou avaient montré leur poitrine dénudée dans une campagne contre le cancer du sein. Déjà il y a trois ans, dans son rapport annuel sur l’état des lieux du sexisme en France, le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE), une instance consultative chargée de conseiller le gouvernement, avait qualifié le concours Miss France de « caricature archaïque ». Dans ces conditions on aurait pu croire qu’Élisabeth Moreno, la ministre déléguée à l’Égalité femmes-hommes, allait s’engouffrer dans la brèche en tapant à bras raccourcis sur cette dégradante institution. Pas du tout. Invitée de l’émission politique «  Face aux territoires  » de TV5 Monde, Ouest-France et Nice-Matin, elle a bien jugé les règles de ce concours «  complètement has been  » mais en ajoutant aussitôt que «  Miss France fait partie de nos traditions et de notre culture  ». À l’évidence, pour reprendre la publicité d’une célèbre marque de rillettes, «  nous n’avons pas les mêmes valeurs culturelles  ».

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