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Massacre du 17 octobre : Macron tente de jouer sur tous les tableaux

16 octobre 2021 Brève Politique

La veille du 60e anniversaire du massacre du 17 octobre 1961, Macron s’est rendu au pont de Bezons où des manifestants algériens venant du bidonville de Nanterre avaient été sauvagement réprimés par la police, dont certains assassinés et jetés dans la Seine. Macron a donc reconnu qu’il s’agissait de «  crimes inexcusables pour la République  ». Avant lui, Hollande avait évoqué «  une sanglante répression  ». La version officielle des faits de l’époque, à savoir que les Algériens avaient attaqué la police et qu’il n’y aurait eu que trois morts, n’était plus défendable. De plus, dans le contexte de discussions avec les autorités algériennes, Macron avait intérêt à faire un geste à leur intention, comme celles-ci le lui demandaient avec insistance. Cette reconnaissance du crime peut être considérée comme un succès par ceux qui la revendiquent depuis longtemps. Mais Macron s’est empressé d’ajouter qu’il rendait hommage à «  toutes les victimes  » et qu’il dénonçait «  un cortège de crimes commis de tous côtés  ». Ce qui revient à renvoyer hypocritement dos à dos les auteurs d’une répression colonialiste barbare et les combattants pour l’indépendance. Mais avec lui pouvait-on s’attendre à autre chose  ?

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