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Maroc : la grande peur d’un pouvoir contesté

2 juillet 2018 Brève Monde

360 ans de prison, c’est le cumul des peines prononcées par la cour d’appel de Casablanca, mardi dernier, contre 53 manifestants du Rif : quatre d’entre eux écopent de 20 ans de réclusion, trois autres de 15 ans pour « atteinte à la sécurité de l’État ». Dans cette région pauvre du nord, gangrénée par le chômage, des manifestations avaient commencé en octobre 2016, à la suite de la mort d’un jeune vendeur de poisson broyé par une benne à ordure en voulant empêcher que la police détruise sa marchandise pêchée illégalement. Les protestations s’étaient amplifiées et avaient duré plusieurs mois, réclamant la fin de l’arbitraire, la justice et des projets de développement comme la construction d’un hôpital et d’une université. Avec ce lourd verdict des juges de Casablanca, le roi Mohamed VI cherche à donner un coup d’arrêt à la contestation sociale. Ces condamnations arbitraires pourraient bien, au contraire, renforcer la contestation du régime.

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