Plusieurs centaines de policiers en armes ont manifesté dans la capitale, Bamako, puis ont marché sur la prison de la ville pour faire libérer un des leurs, le commissaire divisionnaire Oumar Samaké, chef des Forces spéciales antiterroristes. Il était incarcéré pour son rôle présumé dans la répression sanglante d’un mouvement de contestation de l’été 2020 contre le président Ibrahim Boubacar Keïta (renversé depuis par l’armée), répression qui s’était soldée par une dizaine de morts et quarante blessés. Le gouvernement a parlé d’un acte « condamnable », a promis que « la lutte contre l’impunité continuerait »… mais a laissé faire. De quoi conforter la flicaille dans sa conviction qu’elle est souvent au-dessus des lois… et pas seulement au Mali.
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