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Archives > Éditos L’Étincelle > 2018 > octobre > 1er

Macron champion de la mascarade

Macron a joué son numéro à l’assemblée générale de l’ONU. Dans cette foire aux chefs d’État, il s’est posé en leader du combat pour l’environnement et contre les inégalités... Il y a reçu sa petite ovation et un prix de champion de la terre... et même celui de champion du climat ! Et ce à peine quelques jours après la démission de son ministre-alibi Hulot et les marches pour le climat qui ont dénoncé l’absence de mesures pour enrayer le réchauffement climatique. C’est dire le niveau d’hypocrisie général de cette assemblée...

Il parait même qu’à la tribune de cette haute institution internationale, le petit président français aurait tonitrué contre les inégalités et tancé le grand Trump pour sa loi du plus fort. Deux semaines plus tôt, il avait essayé de nous la jouer ici avec son plan pauvreté : piquer sur une partie des allocations des uns pour verser quelques aumônes aux autres.

Et comme la lutte contre la pauvreté, ou plutôt contre les pauvres, est son domaine, il compte dans les semaines et les mois à venir s’en prendre successivement aux indemnités chômage et aux retraites.

La loi des riches

S’il joue le président des pauvres à l’ONU, Macron maintient le rythme des réformes contre les classes populaires.

D’un côté plusieurs milliards d’euros de cadeaux aux plus riches avec la réforme fiscale qui fait disparaître l’impôt sur la fortune. De l’autre, des réformes pro-patronales pour faciliter les suppressions d’emplois, dégrader nos conditions de travail et nous imposer d’en faire toujours plus avec moins de moyens. Dans l’Éducation, les annonces gouvernementales vont se traduire par 3 600 suppressions de postes d’ici 2022 selon les syndicats enseignants... Dans la Santé, les hôpitaux continuent d’être mis à la diète avec des plans de réorganisation sans accroître les moyens financiers. Macron, quant à lui, répète son discours cynique de manager en chef : ce n’est pas un problème de sous-financement, c’est un manque d’organisation.

Dernière trouvaille du gouvernement, préparer une loi pour obliger les collectivités territoriales à augmenter le temps de travail de leurs agents sans aucune augmentation de salaire.

Inversons le courant

Tous les sacrifices qu’on nous impose forment un « ruissellement » de richesses supplémentaires vers les poches de ceux qui les ont déjà bien pleines.

Il est temps de faire barrage aux attaques incessantes contre nos conditions de vie et de travail

Le mardi 9 octobre, plusieurs syndicats appellent à la grève, notamment sur la question des salaires et du manque de postes.

Salaires, retraites, accès à la santé et à l’éducation, suppressions d’emplois, conditions de travail, indemnités chômage, cela nous concerne tous ! Toutes les attaques du gouvernement forment un ensemble. Tout le monde du travail est visé, qu’on soit du privé ou du public, en activité, en retraite ou au chômage.

Cette journée est une première occasion de manifester. Et surtout de préparer sérieusement la suite : le véritable affrontement tous ensemble à la hauteur des attaques de Macron.

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