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Bus, métro et RER en région parisienne

Leur gestion du confinement augure mal du « déconfinement »

6 mai 2020 Article Économie

Au cours du mois d’avril, à la RATP comme ailleurs, la direction a volé cinq jours de congés ou RTT à tous ses agents et a fait passer tous les « confinés » en chômage partiel à partir du 1er mai. Chômage partiel qui est financé par l’État quand bien même la RATP possède sa propre caisse d’assurance. Mais depuis le début du confinement, la direction avait mis en place un certain code de pointage pour les agents qui leur supprimait déjà leurs primes ! Celles-ci sont pourtant une part non négligeable du revenu des agents qui, pour beaucoup, ont un salaire à peine plus élevé que le smic. D’un côté la direction a donc cherché par tous les moyens à raboter les revenus des travailleurs, de l’autre elle a multiplié les risques pour les agents et par là même pour les usagers.

Les salariés n’ont reçu des masques que le 8 avril. Ils avaient été interdits auparavant, au prétexte que les conducteurs auraient pu répandre la panique en en portant ! Répandre le virus, en revanche, la direction n’en avait que faire. Ainsi, les agents se sont vus distribuer des kits quotidiens contenant… deux masques chirurgicaux et une lingette de 20 centimètres carrés censée nettoyer le poste de conduite. Quiconque en a déjà vu un de près voit bien le problème. Quant aux masques, cela ne dérange guère les directions de la RATP et de la SNCF de distribuer les « chirurgicaux » qui pourtant ne protègent pas celui qui le porte mais empêchent seulement le porteur de transmettre le virus. Ce qui, soit dit en passant, n’a pas effleuré la CGT qui s’est félicitée d’avoir obtenu les masques en question. Reste que deux masques par jour c’est loin d’être suffisant quand on sait qu’il faudrait les jeter chaque fois qu’on boit, mange ou fume une cigarette…

Ne vous approchez pas, sauf pour travailler !

Par ailleurs, les dirigeants des entreprises de transport ont sauté sur l’occasion pour restreindre les quelques espaces de pause. Un dirigeant local de la SNCF a même déclaré que le café était à proscrire car c’est un moment convivial qui encourage les regroupements ! Interdit donc de se côtoyer, sauf lorsque c’est pour travailler !

Dans certains ateliers, la RATP a imposé les mêmes cadences afin de faire payer les grèves de cet hiver.

Du « transport des banquettes » au métro bondé

On n’est pas à une contradiction près. Certaines lignes de Paris, les touristiques par exemple, ont roulé à vide. Ce qui a fait dire à un salarié qu’il travaillait maintenant pour la Régie autonome du transport de banquettes (RATB !). Entretemps, en Seine-Saint-Denis (93), là où les salariés des banlieues populaires ont besoin de se rendre au travail à Paris, on a vu des bus et métros bien remplis !

Le nombre de collègues contaminés n’est pas mis à jour puisque les tests ne sont pas effectués, même lorsqu’il y a suspicion. Et, samedi 2 mai nous apprenions le décès d’un collègue, un de plus.

La majorité va reprendre le travail entre le 7 et le 11 mai. Il va falloir qu’on impose nos conditions de reprise, car pas question de les laisser nous mener la guerre. Préparons nos reprises !

Marina Kuné

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