Les patrons de presse calomnient
11 février 2013 Brève
On a vu comment PSA, relayé par le gouvernement et certains journalistes (heureusement pas tous !), s’est acharné à calomnier les grévistes d’Aulnay et les militants de Goodyear. Mais ils n’ont pas été les seules cibles des patrons casseurs.
En réponse à la grève des ouvriers de Presstalis, société qui distribue la presse écrite, les patrons des quotidiens nationaux ont suspendu leur parution mercredi dernier et déclenché une campagne de calomnies contre les grévistes accusés, entre autres, d’entrave au droit à l’information.
Visiblement, le droit à la désinformation, lui, se porte bien ! Les salariés de Presstalis se battent contre le licenciement de la moitié d’entre eux (1250 sur 2500). S’ils ne peuvent pas s’exprimer dans les colonnes des journaux, ils ont mille fois raison de rappeler par leur grève qu’il n’y aurait pas de presse sans eux.

