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Les paradis fiscaux se portent mieux que jamais

4 octobre 2021 Brève Économie

Une nouvelle enquête du Consortium international des journalistes d’investigation démontre que de nombreuses personnalités fortunées échappent toujours à l’impôt en ayant recours aux paradis fiscaux. Pour arriver à cette conclusion, 600 journalistes de 150 médias répartis dans 117 pays ont épluché, durant de nombreux mois, 11,9 millions de documents issus de 14 cabinets spécialisés dans la création de sociétés offshore. Leur rapport, baptisé Pandora Papers, confirme l’étude réalisée l’an dernier par l’Organisation de coopération et de développement économiques, qui évaluait à 11 300 milliards de dollars (9 750 milliards d’euros) les sommes détenues dans des places offshore. Par le biais d’un seul cabinet d’avocats panaméens, qui possède des bureaux dans une douzaine de pays, des banques situées à différents endroits du globe ont créé au moins 3 926 sociétés offshore. Parmi les heureux bénéficiaires de ces paradis fiscaux on trouve notamment le roi Abdallah II de Jordanie, l’actuel Premier ministre libanais Najib Mikati, son prédécesseur Hassan Diab, l’ancien haut responsable de la lutte contre la corruption Muhammad Baasiri, le gouverneur de la banque centrale du Liban, Riad Salamé, le Premier ministre tchèque Andrej Babis, l’ancien Premier ministre britannique travailliste Tony Blair, l’ex-ministre socialiste Dominique Strauss-Kahn, le président de l’Équateur, Guillermo Lasso, celui du Kenya, Uhuru Kenyatta, et deux proches de Vladimir Poutine, Leonid Lebedev, et Konstantin Ernst. «  Les paradis fiscaux, c’est terminé  !  » s’écriait Sarkozy il y a déjà douze ans. Une vision vraiment prophétique.

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