Les Conti gagnent aux prud’hommes
2 septembre 2013 Brève
Les prud’hommes ont invalidé le licenciement de 678 ouvriers de l’usine Continental de Clairoix, qui s’étaient fait connaître en 2009 par leur lutte déterminée. Il a reconnu l’absence de motif économique et le non-respect des obligations de reclassement.
Continental avait été le précurseur des accords « compétitivité », en imposant en 2007 de passer à 40 heures par semaine contre la promesse du maintien des emplois jusqu’en 2012. Il s’était ensuite assis sur sa promesse, fermant l’usine dès 2010. Des centaines d’ouvriers licenciés sont aujourd’hui toujours au chômage.
Continental est donc condamné à payer des salaires. Les profits accumulés lui en donnent les moyens… Mais gageons que le trust va finasser encore avec la justice qui, quoi qu’il arrive, ne contraint jamais un patron à réembaucher. Le jugement fait plaisir mais les problèmes de fond demeurent.

