Les 7 et 8 mars, deux journées décisives, les suivantes encore plus !
La productivité, en hausse. Les salaires, bloqués. Des années à trimer, et patrons et politiciens voudraient nous faire travailler encore plus longtemps ? Par millions, nous avons répondu : pas question !
Depuis le 19 janvier, la colère s’exprime dans les rues, où nous avons déferlé à plusieurs reprises. Des manifestations fournies, les plus grosses depuis 30 ans, qui nous donnent confiance pour la suite. Mais nous savons aussi que ces journées éparpillées, toutes massives qu’elles sont, ne suffiront pas à faire remballer son projet au gouvernement.
Alors certains se disent qu’il faudrait une « vraie grève ». Une grève qui dure, quelques jours voire plus ? Une grève qui touche les patrons au portefeuille. Combien les patrons sont-ils prêts à perdre de ces journées de travail qui leur rapportent bien plus qu’à nous ?
La prochaine grosse journée de mobilisation pourrait bien être un point de départ. Après la journée du 7 mars, qu’on escompte encore massive, il semble tout indiqué de poursuivre la mobilisation le 8, journée internationale des droits des femmes : tout un symbole ! Car la précarisation et les inégalités qu’elles subissent en font les premières victimes de cette réforme.
Dans les raffineries, l’énergie, mais aussi dans les transports ou chez les éboueurs parisiens, ça discute d’une grève « reconductible » à partir du 7. Des appels de fédérations syndicales vont dans ce sens. Une impulsion qu’il faudra rejoindre, tous et toutes, pour faire plier Borne, Macron et consorts : face à une attaque générale, c’est bien la généralisation de la grève qui s’impose !
Dès à présent, préparons-nous, discutons-en entre collègues. Débattons de l’avenir de ce mouvement, de nos moyens d’action, lors d’assemblées qu’il faut organiser partout où c’est possible.
Toutes et tous ensemble, préparons-nous à faire plier Macron par la grève, le 7, le 8, le 9… jusqu’au retrait !

