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Le jubilé d’Élisabeth II : pas de quoi pavoiser

3 juin 2022 Brève Monde

Les télévisions et les journaux « people » nous ont rebattu les oreilles sur les cérémonies marquant les 70 ans de règne de la reine d’Angleterre. À cette occasion on a nous ressorti sur le petit écran l’insubmersible Stéphane Bern, le spécialiste des têtes couronnées. Mais on se demande ce qu’il y a à célébrer dans tout cela. Les festivités vont coûter dans les 50 millions de livres sterling aux contribuables britanniques à qui on n’a pas demandé leur avis et qui, par leurs impôts, permettent à la famille royale de posséder vingt résidences, du château de Windsor (1 000 chambres) au palais de Kensington, à Londres. Quant à la reine, elle a commencé son règne en faisant réprimer dans le sang, en 1952, la révolte des Mau Mau qui réclamaient l’indépendance du Kenya. On a alors compté les morts africains par dizaines de milliers. En 1981, elle refuse d’intervenir et laisse mourir de faim en prison Bobby Sands et neuf autres militants Républicains irlandais. En 1983-84, elle encourage la Première ministre conservatrice, Margaret Thatcher, à tenir ferme face à la grève des mineurs. Et en 2002, son armée, dont elle est le chef en titre, envahit l’Afghanistan aux côtés de celle des États-Unis. Mais tout cela risque d’avoir une fin. Lorsqu’elle est arrivée sur le trône elle était reconnue comme chef d’État par plus de 70 pays du Commonwealth. Ils ne sont plus que 15 aujourd’hui. Et le lent déclin de l’impérialisme britannique – jadis première puissance du globe – s’accompagne de celui de la monarchie. Bon débarras !

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