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Archives > Éditos L’Étincelle > 2019 > novembre > 25

Le 5 décembre : tous contre Macron et sa politique

Samedi, les manifestations contre les violences faites aux femmes ont été fournies, avec plusieurs dizaines de milliers de manifestantes et manifestants dans une trentaine de villes. La colère contre l’inaction du gouvernement et le manque de moyens face aux violences conjugales et aux féminicides s’ajoute à celle des jeunes contre la précarité, des hospitaliers contre le sous-effectif et les bas salaires, des Gilets jaunes contre la vie chère et de tous ceux, de plus en plus nombreux, qui en ont assez de ce système au service des riches. Toutes ces colères pourraient bien se rejoindre le 5 décembre autour de la mobilisation contre la casse des retraites. Y compris celle des femmes, qui en sont les premières victimes, avec un système par points qui pénalise le temps partiel et les interruptions d’activité. Cette « coagulation » des colères, comme la redoute le gouvernement, c’est elle qu’il nous faut construire.

Un adversaire commun : Macron et son gouvernement

Macron prétend « déminer » la situation par un mélange d’« éléments de langage » (nouveau nom de la propagande gouvernementale) et de menaces à l’encontre des manifestants.

Il s’agirait de faire passer cette mobilisation pour du « corporatisme », visant à « conserver les inégalités », une mobilisation qui serait uniquement « contre la fin des régimes spéciaux ». Comme si les inégalités ne venaient pas du système capitaliste lui-même. Les seuls privilégiés, ce sont les riches, qui profitent des réformes de ce gouvernement comme des précédents, avec des inégalités sociales qui redécollent depuis 10 ans, selon le récent « portrait social » de l’Insee.

Les colères n’auraient rien à voir les unes avec les autres selon Macron ? Bien au contraire ! Elles vomissent toutes ce gouvernement des ultra-riches qui supprime des emplois et des moyens dans les services publics, qui s’en prend aux retraites et aux chômeurs et donne l’ordre à sa police de réprimer ceux qui protestent, comme lors de l’anniversaire des Gilets jaunes, le 16 novembre. La police a transformé la manifestation parisienne en souricière, avant de gazer tous les présents… pour dénoncer ensuite de prétendus « casseurs ».

Pas question de travailler plus longtemps !

Avec la retraite par points, tous les travailleurs sont perdants. Macron s’étonne qu’une mobilisation massive se prépare « contre une réforme dont on ne connaît pas les termes exacts ». Eh bien c’est tant mieux ! Car l’objectif, lui, est connu : nous faire travailler plus longtemps pour une pension réduite.

Face à l’ampleur de la mobilisation, le gouvernement hésite. Le patronat lui-même, derrière le président du Medef, Roux de Bézieux, conseille à Macron de reporter son projet de retraite par points et de se contenter d’un allongement de la durée de cotisation. Idem du côté du Conseil d’orientation des retraites (COR), qui a publié un nouveau rapport et préconise une réforme plus classique. Mais rien de tout cela n’est acceptable !

D’autant que le même rapport du COR montre que les dépenses pour les retraites rapportées à la richesse produite n’augmenteront pas d’ici 2030, malgré le vieillissement de la population. Si le déficit se creuse, c’est à cause des recettes en baisse. Il faut au contraire prendre sur les profits, qui ne cessent d’augmenter, pour augmenter les salaires, interdire les licenciements et suppressions de postes et embaucher massivement dans les services publics. Un tel plan permettrait d’adapter les recettes des caisses de retraites aux besoins.

Nous organiser nous-mêmes

Le 5 décembre, plusieurs confédérations syndicales appellent à une journée de grève dans tous les secteurs. Poussés par la colère de leur base, les syndicats des transports parisiens (RATP) et de la SNCF appellent même à la reconduction de cette grève les jours suivants.

Ne lâchons rien et préparons-nous à ce 5 décembre et ses suites. Organisons-nous à la base, comme ont commencé à le faire les Gilets jaunes, les hospitaliers des urgences et les jeunes avec leurs assemblées générales. Coordonnons toutes nos forces.

Macron a semé la haine dans tous les secteurs. Qu’il récolte cette tempête sociale qu’il craint tant.

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