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Accueil > Éditos L’Étincelle > 2021 > juin > 14

Le 20 juin, exprimons notre colère

Votons pour les listes de Lutte ouvrière

En pleine campagne électorale pour les régionales, les patrons continuent à annoncer leurs plans de licenciements, pendant que, côté gouvernement, on commence à ressortir les projets d’attaque contre les retraites. Sur le plan politique les discours d’extrême droite se banalisent, repris en grande partie par tout le monde des politiciens, tablant sur les préjugés pour leurs courses aux voix.

Mais samedi dernier, des milliers de personnes ont défilé partout en France à l’appel de plusieurs collectifs et organisations politiques et syndicales pour dénoncer la montée des idées d’extrême droite. Samedi prochain, 19 juin, sera jour de manifestations pour l’interdiction des licenciements, contre les suppressions d’emplois et la réforme de l’assurance chômage.

Une crise qui s’enlise

Pour la plupart d’entre nous, les préoccupations du moment concernent davantage le chômage et la pauvreté qui s’aggravent, que les promesses électorales (jamais tenues) de tous les politiciens qui sollicitent nos suffrages. Chaque semaine, de nouveaux plans de licenciement sont annoncés, mais pendant ce temps, on apprend que les patrons du CAC 40 distribuent des milliards de dividendes à leurs actionnaires et enregistrent des profits record, tandis que les milliardaires voient leur fortune bondir. La réforme de l’assurance chômage décrétée par le gouvernement va dégrader encore la situation des plus précaires. L’ancien premier ministre, Édouard Philippe, clame à nouveau qu’il va falloir reculer de deux ans l’âge de départ à la retraite, pendant que Macron se tâte sur l’opportunité électorale de l’annoncer tout de suite.

Des idées réactionnaires pour tenter de diviser les travailleurs

Et c’est dans cette situation dramatique pour les couches populaires qu’on assiste ces derniers temps à un regain de propos réactionnaires, venant d’une extrême droite décomplexée, mais repris par une partie de la classe politique de droite comme de gauche. Jusqu’à un Fabien Roussel, candidat PCF à la présidentielle de 2022, qui propose sur le plateau de CNEWS que les demandeurs du droit d’asile déboutés qui n’acceptent pas de « rentrer chez eux » de leur plein gré, soient expulsés.

Ce n’est pas pour rien qu’on voit fleurir cette propagande nauséabonde : elle est un poison mortel pour le monde du travail, pour la jeunesse. Elle n’a pour but que de nous diviser, en désignant les travailleurs d’à côté, et non les patrons et actionnaires, comme responsables de l’accroissement du chômage. Les politiciens qui la professent veulent avant tout s’en prendre aux travailleurs, aux femmes et aux plus pauvres, plutôt qu’aux riches.

Le RN de Marine Le Pen ne rêve que de gérer les affaires de la bourgeoisie, aujourd’hui dans les régions, et demain à l’échelle nationale, et il n’a grandi que grâce aux politiques menées par la gauche et la droite au pouvoir ces dernières décennies et aux régressions sociales qu’elles ont programmées.

Face aux patrons et aux gouvernants, opposons nos luttes

Face à tout cela nous devons défendre pied à pied nos droits et nos libertés. Exiger la régularisation de tous les sans-papiers et le droit d’asile inconditionnel, une meilleure indemnisation du chômage, l’interdiction des licenciements et le partage du travail entre tous.

Il n’y aura pas de « barrage à l’extrême droite » aux prochaines élections du côté des politiciens qui lui ont ouvert la porte. La seule façon de combattre réellement ces idées, c’est de lutter avec l’ensemble du monde du travail et de la jeunesse, français ou immigrés tous unis, pour faire reculer Macron et les patrons.

Participons nombreux à la manifestation du 19 juin à Paris contre les licenciements et le chômage.

Et le 20 juin, au premier tour des élections régionales et départementales, faisons entendre notre voix, celle du monde du travail, en votant pour les seules listes de candidats qui portent nos intérêts et affirment des perspectives révolutionnaires : celles de Lutte ouvrière.

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