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La triple peine des femmes violées

16 novembre 2021 Brève Société

Sur le plateau de C Politique sur France 5, quatre femmes, qui accusent Patrick Poivre d’Arvor de les avoir violées, sont revenues sur les raisons qui les ont poussées à témoigner à visage découvert contre lui dans Libération mais également sur la difficulté de le faire. Emmanuelle Dancourt, Muriel Reus, Héléne Devynck et Cécile Delarue ont expliqué pourquoi sept d’entre elles avaient souhaité sortir de l’anonymat et montrer leur visage dans les colonnes de ce quotidien le 8 novembre, alors que la plainte déposée en février 2021 par une cinquième, Florence Porcel, avait été classée sans suite en juin dernier par le parquet de Nanterre. Une réponse, notamment, à l’interview de l’ancien présentateur du journal télévisé de TF1, dans l’émission Quotidien en mars 2021, où il avait déclaré que ses accusatrices restaient « toujours » et « uniquement » dans « l’anonymat ». Ensuite d’expliquer que s’en prendre à une personnalité médiatique entraine une triple peine : d’abord l’accusation de vouloir faire parler de soi, ensuite le risque d’être traitée de pute, enfin la suspicion d’être opportuniste et « d’avoir couché pour réussir ». Sans parler des portes de la profession qui se ferment.

Et si des femmes issues de ce milieu relativement privilégié qu’est le journalisme peuvent se heurter à de tels obstacles, on imagine ceux auxquels sont confrontées les femmes de milieux populaires. Autant s’en rappeler alors qu’on va célébrer, le 25 novembre, la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

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