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Accueil > Éditos L’Étincelle > 2021 > septembre > 27

La seule reprise qui vaille c’est celle de l’augmentation des salaires et des embauches

Hausse des prix de l’électricité, du gaz, du carburant, de l’alimentation : tout augmente… sauf les salaires. Les entreprises invoquent la reprise pour justifier l’inflation. Belle excuse, tout irait mieux, mais il faudrait que les travailleurs payent la note. Car le patronat le répète : il ne faudrait surtout pas augmenter les salaires, ni même qu’ils suivent l’inflation, pour ne pas pénaliser le redémarrage de leur économie.

Fragiles les capitalistes ? Alors que les bénéfices du CAC 40 sur les six premiers mois de l’année ont atteint un record de 60 milliards d’euros, ils vont avoir du mal à nous faire sortir les mouchoirs !

Car nous, avec les prix qui montent et les salaires qui stagnent, on ne la sent pas vraiment cette sortie de crise. Alors en cette période de reprise, c’est le moment de mettre en avant nos exigences !

Une pénurie de main-d’œuvre… sous-payée

En plus, le patronat s’impatiente et se plaint de difficultés à embaucher. Avec plus de quatre millions de chômeurs et des plans de suppression de postes qui s’enchaînent depuis des mois, pleurer à la « pénurie de main-d’œuvre » comme le fait le Medef frise la provocation. D’autant que les patrons invoquent aussi ce prétexte pour augmenter les cadences dans les entreprises et dégrader les conditions de travail.

D’ailleurs, quels travailleurs recherchent-ils ? Des salariés payés au Smic alors que les prix flambent ? Pour eux, il faudrait que nous acceptions des emplois, souvent précaires, avec des conditions de travail continuellement dégradées par les réorganisations, que ce soit dans le privé ou les services publics comme à la Poste, à la SNCF ou dans les hôpitaux. À ce tarif, c’est sûr qu’ils risquent d’avoir du mal à trouver des volontaires.

La réforme du chômage menace tous les salariés

Essayer de contraindre les chômeurs à accepter n’importe quel travail à n’importe quel salaire, c’est le but de la réforme de l’assurance-chômage qui doit entrer en vigueur au 1er octobre. Taillée sur mesure par le gouvernement pour le patronat, elle vise à amputer lourdement les indemnités chômage pour fournir aux capitalistes la main-d’œuvre bon marché qu’ils réclament. Ce qu’Élisabeth Borne, la ministre du Travail, appelle « favoriser le retour à l’emploi ».

Cette réforme de Macron vise l’ensemble du monde du travail : diminuer les allocations chômage, c’est imposer à tous les chômeurs de se faire embaucher au Smic. C’est faire pression sur tous les salaires pour les niveler vers le bas.

Des ripostes qui doivent s’étendre

Et cela au moment où le patronat réduit les effectifs, baisse les rémunérations et aggrave les conditions de travail pour augmenter la rentabilité. Comme il le fait en ce moment dans le secteur des transports par exemple, sous prétexte d’ouverture à la concurrence. Mais il est tombé sur un os. Chez Transdev, une des principales entreprises de transport, la grève des conducteurs de bus commencée en région parisienne s’étend pour bloquer l’offensive patronale sur les salaires et l’allongement des journées de travail. De même pour les sages-femmes qui étaient en grève ce week-end pour de meilleurs salaires. Et dans bien d’autres entreprises les salariés ripostent.

C’est le moment d’imposer nos conditions

Si le patronat parle de pénurie de main-d’œuvre après des mois de chantage à l’emploi, c’est qu’il a besoin des travailleurs pour sa « reprise », pour faire tourner la machine à profits. Elle est là notre force. C’est le moment d’imposer nos conditions à nous :

  • 400 € d’augmentation pour tous ;
  • pas un salaire, ni une pension, ni une allocation sous 1800 euros ;
  • indexation des rémunérations sur l’inflation ;
  • partage du travail entre tous sans perte de revenu.

La journée de grève interprofessionnelle du 5 octobre sera l’occasion de faire entendre ces revendications et de préparer une vraie riposte d’ensemble. Vive la reprise des luttes !

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